« Cette formation politique [l'UMP] a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy […]. Ainsi, lorsque, le 12 avril 1986, la France, par la voix de François Mitterrand (Jacques Chirac étant en déplacement en Côte d'Ivoire), refuse la requête des États-Unis de faire traverser par des avions américains le territoire français dans le but d'aller bombarder les bases terroristes en Libye ; les deux hommes revendiquent ensuite la paternité de cette décision (le président déclarant l'avoir prise après avoir consulté les ministres concernés et n'en avoir informé son Premier ministre qu'ensuite, et ce dernier au contraire affirme que le chef de l'État l'a contacté pour prendre son avis et que c'est lui qui l'a convaincu de refuser). C'est la première cohabitation entre un président de gauche et une majorité parlementaire de droite. C'est comme cela que nous continuerons à avancer. À ceci s'ajoute une politique commerciale offensive, le Premier ministre se faisant le défenseur des industries et technologies françaises à l'étranger. Chirac à Villepin en 2002 : "C’est gagné mon petit Dominique. Il est battu au second tour de l’élection présidentielle de 1988 face au président sortant, puis prend la tête de l’opposition, bien que confronté par la suite à la popularité croissante d'Édouard Balladur. Ses adversaires l'accusent d'en avoir surtout fait profiter les groupes Dassault ou Bouygues, deux entreprises bien implantées en Corrèze, département où il a renforcé son assise locale en se faisant élire conseiller général pour le canton de Meymac le 27 février 1968 (réélu en 1970, 1976 et 1982) puis président du conseil général en 1970 (réélu en 1973 et 1976, il abandonne ce poste en mars 1979 après être devenu maire de Paris). Il laisse alors la gauche et la jeunesse manifester en appelant à voter pour lui afin de faire barrage à Jean-Marie Le Pen et non par adhésion à sa personne, le slogan de ses opposants les plus farouches étant « Votez escroc, pas facho » ou encore l'opération « Voter avec des gants ». Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de la Corrèze et est transporté à l'hôpital Cochin à Paris. L'« Union pour Paris » dépasse ainsi « Protection et Renouveau pour Paris » dans 11 secteurs (à savoir ceux des 1er-4e, 5e, 6e, 8e, 9e, 10e, 11e, 13e, 14e, 15e et 17e arrondissements). Le président de la République Jacques Chirac décide de le remplacer par un fidèle, Dominique de Villepin. Aux élections législatives de juin 1981, qui sont marquées par une « vague rose » née de l'« état de grâce » du nouveau président, le RPR n'obtient que 20,9 % des suffrages exprimés (et l'« Union pour la nouvelle majorité », coalition de droite fondée sur des candidatures uniques dans chaque circonscription et qui l'associe à l'UDF et aux divers droites, ne réunit que 42,9 % des suffrages, face aux 36 % du PS et aux 54,3 % de la majorité présidentielle en général) et ne remporte que 83 sièges. France: Chirac nomme un conservateur néo-libéral comme premier ministre intérimaire. Au premier tour, le 24 avril, il obtient seulement 19,9 % des suffrages exprimés (soit un score à peine supérieur à celui de 1981), étant talonné à droite par Raymond Barre, qui recueille 16,5 %[112]. Il paraissait même surpris d’être là. La France s'engage dans la guerre du Kosovo, en 1999, et dans celle d'Afghanistan, en 2001. Il s'y fait remarquer en obtenant massivement les voix des agriculteurs, base électorale importante qu'il conservera tout au long de sa carrière politique. Jean-Louis Borloo, l'une des figures clés du gouvernement Raffarin III, élargit son ministère en devenant ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement. Le complexe sportif Georges-Pompidou de Montauban est renommé « palais des sports Jacques-Chirac » en novembre 2019[338]. Il bénéficie aussi d'une bonne connaissance du terrain et des élus locaux, acquise en moins de deux ans au ministère de l'Agriculture et surtout de par sa position au sein d'un ministère « stratégique » dans lequel il a la haute main sur les préfets, avec les Renseignements généraux, entre autres. Elle fut rendue publique dans le livre Machinations des journalistes Laurent Valdiguié et Karl Laske (Denoël, novembre 2006). La dette publique, quant à elle, a augmenté de neuf points durant la présidence de Chirac, pour culminer à 63,9 % fin 2006[217]. Épaulé par son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, qui prononce notamment un discours remarqué[155], il obtient que les États-Unis passent par l'ONU avant toute intervention. R. Bacqué, F. Beaugé, « Chirac l'Algérien », Témoignage d'Olivier Philip pour l'Association Georges Pompidou : « Les législatives de 1967 : l'opération des Jeunes Loups », L'Intermédiaire des chercheurs et curieux. Celui-ci prévoit notamment un référendum d'autodétermination limité aux seuls citoyens pouvant justifier 3 années de résidence dans l'archipel, organisé le 13 septembre 1987 : boycotté par les indépendantistes (qui réclament un référendum auquel ne participeraient que les Kanaks), il se solde par une victoire massive du maintien au sein de la République, choisi à 98,3 % des suffrages exprimés et avec une participation de 59,1 % des inscrits. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Elles doivent rester en place pendant quelques mois[345]. Jacques Chirac peut à nouveau s'appuyer sur une majorité parlementaire. Du 26 août au 4 septembre 2002, Jacques Chirac est présent au sommet de la Terre, qui s'est tenu à Johannesbourg. Il apparait que la droite est en bonne position pour l'emporter aux législatives, la cote de François Mitterrand passant de 32 % de satisfaits en 1983 à 28 % en 1984 selon des sondages de l'Ifop et la gauche perdant à nouveau les élections cantonales en 1985 (57,79 % de voix à droite)[88]. Beaucoup de commentateurs politiques ont estimé que sa véritable sensibilité politique s'est progressivement révélée être plus proche du radical-socialisme d'antan[239],[240],[241] et, qu'au fond, son véritable maître à penser aurait pu être le radical-socialiste Henri Queuille, comme lui figure emblématique de la Corrèze, qui estimait qu'« il n'est pas de problème dont une absence de solutions ne finisse par venir à bout »[242],[243]. Le 24 juin 1974, à l'occasion de la visite du chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, celui-ci signe pour 20 à 22 milliards de contrats d'armement, l'achat de cinq centrales nucléaires et l'obtention par des entreprises françaises de la construction du métro de Téhéran et l'électrification des chemins de fer. Il se rend le 21 novembre 2013 à la remise annuelle des prix remis par la fondation Chirac. Jacques Chirac est quant à lui réélu dans sa troisième circonscription de la Corrèze sans difficulté et dès le premier tour, en améliorant de plus son résultat de 1976 avec 55,8 % des voix. Le président Jacques Chirac est entouré (de gauche à droite) du premier ministre japonais Tomiichi Murayama, du premier ministre canadien Jean Chretien, du premier ministre britannique John Major, d'un interprète non-identifié, du président Bill Clinton et du chancelier allemand Helmut Kohl, lors d'un sommet du G7 tenu à Halifax, en … Il ne croit en rien. Parmi ces trentenaires et quadragénaires, on peut citer Alain Juppé (proche collaborateur de Jacques Chirac à la mairie de Paris, secrétaire général du Club 89, maire du 18e arrondissement depuis 1983 et secrétaire national du parti au redressement économique et social à partir de 1984), Jacques Toubon (maire du 13e arrondissement de Paris en 1983 et secrétaire général du RPR à partir de 1984), Philippe Séguin (maire d'Épinal en 1983 et secrétaire national du parti chargé de la Décentralisation en 1984) ou Nicolas Sarkozy (protégé de Charles Pasqua, ancien président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac à la présidentielle de 1981 et maire de Neuilly-sur-Seine en 1983)[79]. En septembre 2020, la France compte 51 lieux baptisés du nom de Jacques Chirac (places, rues, etc.)[346]. Le RPR et Jacques Chirac s'alignent donc sur les mouvements du conservatisme libéral des autres pays d'Europe, et, pour ce faire, abandonne les aspects les plus « gaulliens » sur le plan de la politique étrangère et européenne, n'hésitant pas à défendre devant Ronald Reagan, lors d'une rencontre avec le président américain en janvier 1983, l'idée d'une « défense européenne commune » étroitement liée à l'OTAN. Dominique de Villepin lui remet la démission de son gouvernement le 15 mai 2007, à la veille de la passation de pouvoir entre le président sortant et Nicolas Sarkozy, élu président de la République. Il s'oppose sur ce point à Raymond Barre, qui n'a pas abandonné l'espoir de prendre la tête de l'opposition : le 10 juillet 1984, l'ancien Premier ministre décrit une éventuelle cohabitation comme une « trahison du principe de la Ve République », ce à quoi Jacques Chirac réplique que le refus de la cohabitation pourrait aboutir à « une crise de régime ». du 8 mai 2002[2]. Pour ce faire, le mouvement des privatisations, engagés entre 1986 et 1988 et depuis 1993, se poursuit : il touche les groupes industriels Pechiney et Usinor-Sacilor en 1995, de la compagnie d'assurances AGF, de l'armateur CGM (qui fusionne avec la Compagnie maritime d'affrètement pour devenir le groupe CMA-CGM) et de la Banque française du commerce extérieur (BFCE, vendue de gré à gré au Crédit national pour devenir la banque de financement et d'investissement Natexis) en 1996, ou encore du concepteur et constructeur informatique Bull en 1997. Cette victoire en demi-teinte, qui évite au président Giscard d'Estaing la cohabitation, affaiblit la position de Chirac comme chef de file du camp gaulliste, et il se retrouve pris en tenaille entre les partisans d'une rupture totale avec les giscardiens (emmenés par Michel Debré qui, aux assises de Biarritz en septembre 1978, propose le dépôt d'une motion de censure) et ceux au contraire favorables à un rapprochement (tels Jacques Chaban-Delmas, qui retrouve la présidence de l'Assemblée nationale le 3 avril grâce au soutien des députés UDF et contre le candidat officiel du groupe RPR, Edgar Faure, ou encore des ministres gaullistes du gouvernement Barre III). Sur les douze régions pouvant être conservées par la droite par le biais de cette alliance controversée, seuls cinq présidents de région (tous UDF, et exclus de ce parti à la suite de cela) décident de s'appuyer sur le FN pour se maintenir à leur poste. Pour impliquer les Français dans la Constitution européenne, Jacques Chirac décide qu'un référendum sera organisé pour la ratification de celle-ci, à mettre en place au plus vite afin de remporter le scrutin. Nous sommes les héritiers d'une très grande nation, une nation admirée, respectée et qui compte en Europe et dans le monde. Mais l'opposition, emmenée par le socialiste Paul Quilès, lui reproche de ne rien faire pour améliorer l'habitat social et pour lutter contre la hausse du foncier, et de favoriser l'« embourgeoisement ». Lionel Jospin (French: [ljɔnɛl ʒɔspɛ̃]; born 12 July 1937) is a French politician who served as Prime Minister of France from 1997 to 2002.. Jospin was First Secretary of the Socialist Party from 1995 to 1997 and the party's candidate for President of France in the 1995 and 2002 elections.In 1995, he was narrowly defeated in the second round by Jacques Chirac. En fait, il y aurait eu deux rencontres selon Franz-Olivier Giesbert. modifier - modifier le code - voir Wikidata (aide). Il s'attache alors à s'assurer le soutien de la famille gaulliste et à affirmer son poids au sein de la majorité, face aux partisans du président de la République. L'épouse de Jacques Chirac, Bernadette, complète sa présence en Corrèze en étant élue conseillère municipale de Sarran en 1971 (et deuxième adjointe au maire à partir de 1977) ainsi que conseillère générale pour le canton de Corrèze en 1979. Au second tour, le 10 mai, le candidat socialiste est élu, avec 51,76 % contre 48,24 % au président sortant. Concernant les affaires étrangères et de la défense, considérées comme faisant partie du « domaine réservé » du président de la République, il semble y avoir, tout du moins officiellement, une identité de vues entre l'Élysée et Matignon. Cette dissolution de l'Assemblée nationale, conseillée par le secrétaire général de l'Élysée, Dominique de Villepin, intervient le 21 avril 1997, soit onze mois avant la date prévue des élections législatives. S'y associent plusieurs mesures sociales en faveur de l'emploi engagées par le ministre des Affaires sociales Philippe Séguin, dont l'ordonnance du 11 août 1986 subordonnant le recours au travail intermittent par les entreprises à la signature d'un accord préalable, la loi du 10 juillet 1987 pour la lutte contre le chômage de longue durée et celle, entrée en vigueur le même jour, en faveur de l'emploi des travailleurs handicapés qui introduit pour la première fois dans le code du travail la notion d'« Obligation d'emploi » pour ces derniers, avec une politique de discrimination positive instaurant un quota de 6 % d'employés handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. Dans sa jeunesse, il est très engagé à gauche : il vend ainsi le quotidien communiste L'Humanité rue de Vaugirard, en parallèle à ses études à Sciences-Po. Selon un sondage Odoxa réalisé en 2015, Jacques Chirac est, parmi les cinq derniers présidents, celui qui recueille le plus d'opinions positives, bénéficiant d'une cote de confiance allant au-delà de son camp politique, deux points devant François Mitterrand et cinq points devant Valéry Giscard d'Estaing[201]. Le projet de Charte de l'environnement voit le jour. Des analystes font remarquer que cette popularité contraste avec le niveau de satisfaction qu'il obtenait lors de la présidence[202]. Patrick Rotman déclare qu'il est le chef « d'une droite qu'il n'aime pas et qui ne l'aime pas »[129]. Il fait suite à l'élection présidentielle de 2002, que ce dernier a remportée contre Jean-Marie Le Pen, et après laquelle Lionel Jospin, Premier ministre, a démissionné. Lionel Jospin voit dans le même temps sa campagne s'essouffler et pâtir de l'éclatement de la gauche plurielle entre plusieurs candidatures. À l'approche du scrutin, au printemps 1985, il change à nouveau d'équipe de communication en la confiant cette fois-ci à Bernard Brochand et Jean-Michel Goudard. L'accord tacite qui aurait été passé entre les deux hommes est le suivant : l'hôtel de Matignon à Balladur, le palais de l'Élysée pour Chirac en 1995. Toutefois, il est à noter que la fin de son quinquennat (2005-2007) est également marquée par une assez forte réduction du nombre de chômeurs (-1 point environ)[220]. La grève de la faim prend fin, tandis que l'un des occupants meurt quelques mois plus tard des séquelles de celle-ci. Dans le même département, à Corrèze, un autre collège est déjà baptisé « collège Bernadette-Chirac »[341]. Le 19 juillet, Jacques Chirac est entendu une première fois par la justice, comme témoin assisté, rue de Lille, dans une des affaires des emplois fictifs du RPR. Le budget de la présidence de la République a été multiplié par neuf entre 1995 et 2007. Constitué après la défaite de la droite aux élections régionales de … En 1991, dans un contexte de percée électorale du Front national, plusieurs déclarations de Jacques Chirac sur la question de l'immigration font polémique. Il s'y fiance avec une jeune fille de Caroline du Sud[25] — Florence Herlihy[26] — mais les jeunes gens doivent rompre sous la pression de leurs familles respectives[27]. Après cette défaite, et sur l'insistance de certains de ses proches (dont Bernadette Chirac) de plus en plus critiques à l'égard de l'influence de Pierre Juillet et Marie-France Garaud, il se sépare de ces derniers et commence à réorganiser ses troupes en vue de la présidentielle de 1981. Le 16 janvier 1988, Jacques Chirac annonce depuis l'hôtel de Matignon qu'il se présente à l'élection présidentielle. Mais il ne se rend pas alors aux obsèques de Ronald Reagan, mort le 5 juin 2004, ce que la presse américaine lui reproche à nouveau vivement et ce qui étonne la presse française[156]. Les affaires étrangères et la défense constituant traditionnellement le « domaine réservé » de la présidence de la République, il s'agit des secteurs dans lesquels Jacques Chirac est le plus actif durant ces années de cohabitation. Il réaffirme également son autorité en déclarant, à propos de son ministre de l'Économie : « Nos relations sont très simples : je décide, il exécute ». Sa vision s'impose alors progressivement au président de la République et, après un premier programme « timide » de 6 milliards de Francs complété d'un emprunt de 15 milliards redistribué aux petites et moyennes entreprises au début de l'année 1975, un véritable virage dans la politique économique du gouvernement a lieu en septembre 1975 avec l'abandon du « refroidissement », l'allégement des restrictions de crédits (que sont l'encadrement, les réserves obligatoires et le taux d'intervention de la Banque de France), la mise en place d'un plan de relance de 30,5 milliards de Francs et l'adoption d'un report d'impôt sur les bénéfices pour les entreprises. Visite privée du dalaï-lama. J. Denis-Lempereur, « Si l'Irak a la bombe c'est grâce à la France ». Elle dépose alors une plainte avec constitution de partie civile, et une enquête est confiée aux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia le 2 mars 2006 (instruction toujours en cours)[308]. Il avait pourtant écarté cette idée lors de l'entretien du 14 juillet 1996, déclarant qu'une telle mesure est utile uniquement en cas de crise politique[129]. Jacques Chirac est opposé à la Guerre d'Irak en 2003. Ainsi, sur les 105 noms des listes « Chirac », pas moins de 37 sont des élus de la capitale, soit : Les « chiraquiens » mettent en place une campagne active et féroce : leur candidat multiplie les tournées des marchés et des commerces et les bains de foule, insiste sur des thèmes porteurs tels que la propreté de la ville, la fuite des familles modestes et moyennes qu'il veut interrompre et parle de « démocratie du quotidien ». Au total, depuis les années 1990, le nom de Jacques Chirac est régulièrement évoqué dans huit affaires judiciaires impliquant notamment la mairie de Paris, parmi lesquelles l'affaire des emplois fictifs, l'affaire des faux chargés de mission, ou encore l'affaire des HLM de Paris. Il prend fin au lendemain des élections législatives de 2002, après six semaines, pour être remplacé par le deuxième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. C'est notamment le cas de Michel Poniatowski qui lui succède à l'Intérieur et obtient en plus le titre de ministre d'État (ce qui en fait le no 2 du gouvernement derrière Chirac) et Jean-Jacques Servan-Schreiber, tous deux fermement antigaullistes. Mais la contestation vient aussi de la vieille garde du RPR. La lutte contre la drogue est également renforcée selon un axe plus répressif à travers un plan présenté le 23 septembre 1986 par le garde des Sceaux Albin Chalandon : celui-ci demande une application stricte de la loi de 1970 (qui considère le toxicomane comme un délinquant) et aggrave les peines contre les trafiquants. », Par Cyril Simon et Vincent GautierLe 26 septembre 2019, Benoît Floc'h, Béatrice Gurrey et Solenn de Royer, «. Il a été voulu par le président Chirac, conseillé par une commission d'experts. Malgré des informations de presse et d'agents de la DGSE, il ne sera pas ouvert d'instruction judiciaire menant à une mise en examen, faute d'élément précis sur un éventuel compte bancaire au Japon. Devant l'essoufflement de sa majorité, anticipant un échec aux différentes élections de 1998 (législatives, régionales et cantonales)[130], Jacques Chirac risque une dissolution. L'UDF compte 129 députés. La politique internationale de la France change subitement en Bosnie-Herzégovine, où le président ordonne, à la suite du meurtre de soldats français, des représailles conjointes avec l'OTAN, ce qui met fin à la guerre civile. Jacques Chirac est accueilli par François Mitterrand sur le perron de l'Élysée, après quoi s'ensuit le traditionnel entretien entre le président élu et le président sortant. En attendant, Jacques Chirac retrouve sans difficulté la présidence du parti, qu'il avait quittée à la veille de sa candidature à la présidence, lors des Assises de Toulouse en janvier 1982. Son état de santé, ainsi que ses ennuis judiciaires, le poussent à se mettre en retrait du Conseil constitutionnel, où il ne participe plus aux séances depuis le 9 décembre 2010. Il exige, à l'impromptu, de visiter le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. A la suite de la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 2005, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en poste depuis le 6 mai 2002, démissionne le 31 mai 2005. Édith Cresson et d'autres personnalités confirmeront l'accord secret[71],[72] alors que Chirac niera toujours son existence[73],[74]. Ayant retrouvé sans difficulté son siège de député de la 3e circonscription de la Corrèze à l'élection partielle du 14 novembre 1976 (avec 53,65 % des suffrages exprimés dès le premier tour), son suppléant le maire d'Ussel Henri Belcour (qui occupait son siège à sa place depuis 1967) ayant démissionné pour lui permettre de se présenter à nouveau devant ses électeurs, il entre pour la première fois de manière effective à l'Assemblée nationale. Les services de l'Élysée justifient cette augmentation par la disparition en 2001 des fonds spéciaux qui alimentaient largement le fonctionnement de la présidence et par le fait que les réformes budgétaires de l'État ont conduit à faire assumer par le budget de fonctionnement de l'Élysée des crédits importants, notamment de rémunération du personnel de l'Élysée, qui étaient auparavant répartis entre les ministères concernés selon la procédure de la mise à disposition. Jacques Chirac, au lendemain de sa réélection par 82,21% des suffrages, face à Jean-Marie Le Pen (17,79%), et après avoir reçu la démission du gouvernement de Lionel Jospin, lundi 6 mai, a nommé un nouveau Premier ministre. Tout annonce une décrue importante de la gauche, d'autant que les « affaires » du camp socialiste se succèdent. En novembre 1973, soutenu par le président, il revient sur des décisions de Valéry Giscard d'Estaing, alors en voyage, en annonçant le retrait du projet de loi de finance d'une nouvelle taxe sur la vente des fruits et légumes qui, dans un contexte de hausse des prix, s'était attirée la colère des détaillants[47]. Les commentateurs le qualifient d'opportuniste ou de pragmatique. Mais dans le même temps, il défend un profond ordre moral et donc un renforcement de l'État dans les domaines de la sécurité des personnes et des biens (et cela même si Jacques Chirac est l'un des rares parlementaires de l'opposition à avoir voté pour l'abolition de la peine de mort le 18 septembre 1981[78]). Le président et le Premier ministre tentent de parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant ensemble aux sommets européens (comme lors des deux autres cohabitations, voire assurant conjointement la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne dévolue à la France de juin à décembre 2000), même si on y assiste parfois à des passes d'armes verbales entre les deux hommes.